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Comme vous avez peut-être pu le comprendre dans mes articles précédent, je suis Maman, d’un petit garçon âgé d’un an : LEANDRO.
Aujourd’hui, j’ai envie de vous faire partager mon expérience personnelle sur l’accouchement. Il faut dire qu’après un an, les souvenirs sont encore présents

Quand on est enceinte pour la première fois, on imagine l’accouchement comme un moment parfait ! En effet, ce moment est magique mais pas forcément parfait, même si l’accouchement reste le plus beau jour de votre vie.
En France, la grossesse et l’accouchement sont fortement médicalisés. C’est le bémol que je mettrais en avant ici. Certes, on a un suivi très strict et rigoureux mais totalement déconnecté de la réalité de cet acte, qui est, il ne faut pas l’oublier, NATUREL !

L’accouchement est une deuxième naissance car on devient mère.

Et oui, on ne naît pas mère, on le devient. Et l’accouchement est le commencement de cette nouvelle vie, de cette nouvelle personne que nous sommes. Plus jamais rien ne sera comme avant. Votre vision des choses peut complètement être bouleversée et vous ne tiendrez pas forcément la ligne droite que vous vous étiez fixés en terme d’éducation.

Tout commença le Dimanche 15 Juillet, final de la Coupe du monde ! Oh quel événement ! Ce jour-là, j’avais très mal. Je venais de passer une nuit à me tordre sur les toilettes, et clairement à me vider. J’avais des contractions très douloureuses mais irrégulières. Ce n’était pas le moment. Je fis un plouf dans la piscine pour me soulager à la mi-temps. Rien à faire, Leandro faisait de la voltige dans mon bidou.

Lundi 16 Juillet.

Une sensation bizarre m’envahit Je sentais au fond de moi que quelque chose n’allait pas. J’envoyai un SMS à mon mari, pour lui faire part de mon ressenti. En effet, Leandro n’avait pas bougé depuis le matin, il était 12h. C’était étrange car il bougeait en temps normal énormément. Et à vrai dire quand on dit ” bébé bouge moins car il a moins de place”, c’est totalement FAUX. J’appelle la maternité vers 16h. La sage femme que j’ai eu au bout du fil, me dit de m’y rendre. J’attends qu’Anthony rentre du travail pour 18h et nous y allons.

Récit de mon accouchement


De là, on me fait un monitoring. Tout allait bien, son cœur battait parfaitement, mais en effet … aucunes activités physiques. Le gynécologue me fait une échographie pour vérifier ce qu’il se passe. En regardant, rien d’anormal, et il me dit ”de ne pas m’inquiéter car bébé doit avoir moins de place”. La sage femme, toute discrète et douce, insista pour me faire revenir le lendemain matin à 11h. En espérant que Leandro bouge entre temps.

Mardi 17 Juillet.

A 10h30, j’étais déjà à la maternité, j’avais tellement hâte que l’on me fasse ce monitoring surtout que je n’avais toujours pas sentie Leandro bougeait depuis. Elle me pose bien évidemment cette question que j’entendis tout mon séjour à la maternité ”il a bougé ? NON”. A la fin du monitoring, elle demanda conseil au gynéco de garde. Il prit la décision de me faire rentrer chez moi pour chercher mes valises. En effet, à 16h, je devais refaire un monitoring et si Leandro n’avait toujours pas bougé, on m’hospitalisait en vue d’un déclenchement car j’étais à 38SA+5. Je rentrais à la maison. Anthony partit de son travail en express. On mangea un petit bout, même si je n’avais pas très faim. Mes valises étaient prêtes. 16H, direction la maternité.
Leandro n’avait bien évidemment toujours pas bougé … donc le verdict final tomba. On me déclenche le lendemain matin.

Bien évidemment, en plein mois de Juillet, je me retrouves dans une maternité archi-bondée. Et la seule chambre disponible, fut une chambre double. Les auxiliaires de puériculture, gentilles comme tout, ont mis un bout de papier avec marqué ”en panne” sur le lit d’à côté pour m’éviter d’avoir quelqu’un car franchement j’étais au bout de ma vie et désespérée. Anthony a pu resté dormir. Il n’avait qu’un fauteuil à sa disposition donc on dormi tout les deux dans mon petit lit d’hôpital à une place avec mon gros ventre.

Récit de mon accouchement

Jamais on aurait cru ce qui nous arriva à 3h du matin.


BOUM ! BAM ! BIM ! ”désolé, on amène quelqu’un, monsieur doit partir”…..

euh ouais à 3h du matin quand on t’annonce ça d’une manière ultra froide, je peux vous garantir que j’avais envie d’arracher les yeux de l’auxiliaire! On insista pour qu’il reste, j’avais les larmes aux yeux. Mon cœur était tellement triste. J’avais l’impression de vivre un véritable cauchemar. L’auxiliaire demanda au mari de la dame qui venait d’être hospitalisée (la pauvre elle venait de perdre les eaux mais le travail n’avançait pas), s’il comptait rester avec elle. Il dit ”non, je rentre chez moi”. EUH ??? What’s a fuck guys ?!
J”étais complètement abasourdie. Mon mari fut bien évidemment contraint de quitter la maternité à 3h30 du matin ….

Mercredi 18 Juillet.

L’attente fut longue jusqu’à 7h30. Heure à laquelle, il pouvait venir me rejoindre. Je n’avais pas fermé les yeux de la nuit. Car cette maman à côté de moi souffrait. Je lui donnais des conseils avec le ballon sous la douche pour soulager les contractions. Je pense que je me souviendrais toute ma vie de ce moment.
Anthony arriva pour le petit déjeuner à 8h. Le voir me soulagea. J’avais besoin de lui car c’était mon appuie, mon épaule dans cette épreuve. Bien évidemment, Leandro n’avait toujours pas bougé depuis.

Récit de mon accouchement


A 11h, ils décidèrent de procéder au déclenchement. On me pose le tampon propess qui était censé lancer le travail. En effet, il lança le travail mais n’agissait pas sur mon col, malgré les 100 pas que je fis dans l’hôpital. La journée fut longue à attendre que ça fasse effet. Je ne savais pas ce qu’il allait se passer par la suite. J’attendais, j’attendais … c’était un véritable calvaire ! En début de nuit, les contractions douloureuses s’intensifiaient mais toujours aucune ouverture du col … J’ai passé la nuit sous la douche avec le ballon d’eau chaude. Pendant, ce temps là ma voisine de chambre accoucha. Ce qui permit à Anthony de rester la nuit entière avec moi. Heureusement ….

Jeudi 19 Juillet.

Les contractions douloureuses étaient toujours là. Nous n’avons pas fermés l’œil de la nuit. Ma voisine de chambre avait accouché d’un petit garçon. Elle fut déplacée en chambre seule. Et moi, également …
Après 24h de tampon, qui n’agissait pas. Je fis la rencontre de la sage femme de ma vie ! Cette petite dame, blonde, pleine d’énergie, vient me chercher dans ma chambre pour m’amener vers ma délivrance. Elle m’installa en chambre de travail. Et au bout de 3 jours, on m’expliqua enfin ce qu’on allait me faire, ce qu’il allait se passer.

Elle me dit ” si la poche des eaux est bombante, je vais la percer, comme ça le travail se fera. J’ai lu votre projet d’accouchement physiologique. J’essaye de le respecter comme je peux dans la mesure du possible par rapport à l’urgence de la situation concernant votre fils qui ne bouge plus”. Elle m’avait comprise, elle avait entendu mon désarroi face à ce déclenchement. Et je tiens à le souligner qu’elle était la seule personne en 3jours à employer des mots clairs et précis.

Bye ! Bye ! Le tampon !

A 11h, elle m’enlève le tampon qui n’avait pas réellement fonctionné pour le déclenchement. Elle me montra ce long et grand instrument qui permit de me percer la poche des eaux. Une vague chaude m’envahit et …. les chaussures de mon mari également !! Le travail put commencer. Et il n’a pas fallu attendre 30min pour ressentir les contractions se rapprocher.

On dit que lors d’un déclenchement les contractions sont plus douloureuses. Je pense surtout que l’intensité arrive plus rapidement, les paliers se franchissent très vite mais qu’elles ne sont pas forcément plus douloureuses.

A 12h30, elle vérifia mon col, toujours rien à ce niveau là. Et j’hurle, je me plis, je cris, je souffle, je parle et je rigole.

A 13h, elle me passe le gaz hilarant qui me donna plus la gerbe qu’autre chose. Vite, je lui demande de me l’enlever car je n’aime pas du tout et ça ne m’aide pas plus que ça.

A 14h, je pris la décision de céder face à la péridurale.


L’anesthésiste vient. Une femme très rustre rentre. Assez rigolote. Une petite dame rentre bien après elle pour lui demander quelque chose concernant ma voisine de chambre : ” la dame de la 104 arrive plus à marcher. Il faut qu’on l’envoi au scanner’‘. Non vous n’hallucinez pas cette phrase fut dite pendant qu’on était entrain de me piquer la péridurale ….

15h, j’avais toujours autant mal, enfaîte la péridurale n’avait pas fonctionné … Je ne saurais jamais si elle m’avait mal piqué ou quoi. Mais en tout le cathéter qui me reliait à tout ça, était débranché.

16h30 : elle vient me vérifier mon col. J’étais ouverte à 1 doigt mou. Elle me parla alors de césarienne programmée pour 19h. J’étais anéantie. L’accouchement physiologique dont je rêvais se transformé en tout ce que je ne voulais pas.

17h : Anthony descendit boire un coup avec sa mère.

17h30 : Anthony remonta. Je me tordais de douleurs. Je demanda à Anthony de regardait ce qu’il se passait: ”Tu as du sang qui sort !!” . On sonna à la sage femme qui était entrain d’accoucher la femme d’à côté. Elle vient vite m’examiner. La tête était là ! En 1h, j’étais passée d’un doigt mou à une dilatation complète.

18h08 : la poussée commença.

La sage femme me demanda de pousser selon mon ressenti car elle ne voyait aucunes contractions pour la guider. Donc je devais moi-même faire le travail.

18h48 : après des déchirures et une épisio. Leandro fut là. Et ….. ne pleura pas. Je sentis qu’un truc clochait. En effet, il fut pris rapidement par l’auxiliaire de puériculture. Elle l’intuba, pendant que la sage femme essayait de me recoudre. Personne n’arriva pour mon fils, elle me laissa, non pas par sa faute, les jambes complètement écartées avec le fil au milieu, pour sauver mon fils. Il poussa un petit cri, mais il n’était pas en pleine forme et sa température corporelle était très basse. Quand on finit de me recoudre complètement. On me le posa sur moi avec la lampe à côté de nous pour le réchauffer. On resta 3h en peau à peau. Il eut sa première tété. Et sa température remonta.

Récit de mon accouchement

Leandro pesait 3kg600 et 49cm. Il est né à 39SA tout pile. Il ne bougeait plus dans le ventre car il avait une triple circulaire et une bretelle.

Si la sage femme du lundi soir n’avait pas insisté pour me faire un monitoring le lendemain matin. Il ne serait probablement pas parmi nous à l’heure où je vous parle. Si cette sage femme qui m’accoucha n’avait pas un self control d’enfer, une expérience de dingue, il ne serait pas là en pleine vie face à nous.

Je remercie réellement ces deux personnes remplis d’humanité qui nous ont permis de commencer notre nouvelle vie à 3.
https://lawebteledaurelie.com/accoucher-sans-peridurale/

Mummy-Vicky